Choisir de bonnes chaussures de randonnée se joue sur le terrain, la membrane et l’ajustement. Les Salomon X Ultra 5 GTX restent le choix le plus polyvalent pour une randonnée à la journée, sur tous les terrains. Les Merrell Moab 3 GTX couvrent l’essentiel pour un usage régulier du printemps à l’automne, à un tarif plus accessible. Les Lowa Renegade Evo GTX Mid restent la référence pour un trek de plusieurs jours, portées depuis près de 30 ans par des randonneurs du monde entier.
- Polyvalente journée : Salomon X Ultra 5 GTX, traction et confort sur tous les terrains
- Référence grand public : Merrell Moab 3 GTX, légère et respirante du printemps à l’automne
- Trek plusieurs jours : Lowa Renegade Evo GTX Mid, l’ajustement le plus abouti sur la durée
Sommaire
- Chaussures de randonnée, le comparatif
- Salomon X Ultra 5 GTX, la polyvalente journée
- Merrell Moab 3 GTX, la référence grand public
- Lowa Renegade Evo GTX Mid, le trek plusieurs jours
- Gore-Tex et respirabilité, ce qui distingue les trois modèles sur le terrain
- Le laçage et l’ajustement, un critère trop souvent négligé
- Entretien, ce qui prolonge la durée de vie d’une membrane Gore-Tex
- Notre choix selon ton usage
Chaussures de randonnée, le comparatif
Trois logiques différentes derrière ces trois modèles : la polyvalence tous-terrains, l’accessibilité pour un usage régulier, et la robustesse éprouvée sur plusieurs décennies.
| Modèle | Type | Poids (paire) | Membrane | Idéal pour |
|---|---|---|---|---|
| Salomon X Ultra 5 GTX | Basse, polyvalente | env. 750 g | Gore-Tex | Randonnée à la journée, tous terrains |
| Merrell Moab 3 GTX | Basse, grand public | env. 920 g | Gore-Tex | Usage régulier printemps à automne |
| Lowa Renegade Evo GTX Mid | Montante, trek | 1170 g (930 g femme) | Gore-Tex | Trek plusieurs jours, terrain technique |
Salomon X Ultra 5 GTX, la polyvalente journée
Testée pendant 3 mois sur des terrains exigeants type outback australien, la Salomon X Ultra 5 GTX, la plus légère du trio à environ 750 g la paire, se distingue dès la sortie de la boîte par une sensation nettement plus légère et plus soutenue que les générations précédentes, sans aucune période de rodage nécessaire. Les semelles intérieures offrent un bon maintien de la voûte plantaire, un vrai plus pour les pieds à voûte haute, même si les pieds plats devraient les essayer avant achat. La semelle extérieure tous-terrains, avec des crampons épais multidirectionnels, apporte une excellente accroche sur le sable, la roche et les graviers meubles.
Le chassis renforcé sous le pied donne un maintien latéral marqué, et la tige matrix renforcée de fibres Kevlar reste légère, respirante et résistante à l’abrasion. Le rembourrage épais autour des chevilles protège efficacement sur les cailloux et la végétation dense. La membrane Gore-Tex garde le pied au sec sans surchauffe : la testeuse rapporte des sorties par 36°C sans jamais avoir trop chaud.
La limite honnête à signaler : la chaussure perd en confiance sur la roche mouillée et glissante, ou lors du passage d’une zone humide à une roche sèche, particulièrement en portant une charge. Testée immergée jusqu’à la membrane Gore-Tex sans la moindre infiltration, et sur des terrains rocheux, sableux, boueux et poussiéreux avec un sac de 10 à 15 kg, elle tient largement la distance sur une sortie à la journée, même si elle n’a pas encore été testée sur un trek de plusieurs jours ou 20 km+.
Points forts
- Aucune période de rodage nécessaire, confortable dès la première sortie
- Excellente accroche multidirectionnelle sur sable, roche et graviers
- Gore-Tex qui respire bien, testée sans surchauffe à 36°C
Points faibles
- Perd en confiance sur la roche mouillée et glissante
- Pas encore testée sur trek longue distance par la testeuse de référence
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Merrell Moab 3 GTX, la référence grand public
La Merrell Moab 3 GTX, autour de 920 g la paire, mise sur une construction en mesh incroyablement respirante, doublée d’une membrane Gore-Tex à l’intérieur pour rester étanche malgré tout. Un arch shank (renfort d’arche) apporte le maintien de la voûte plantaire, avec un amorti au talon et une semelle absorbante pour le confort. Un renfort à l’avant (toe rand) protège des chocs d’orteils sur terrain technique, et la doublure en matière 100 % recyclée ajoute un vrai argument écologique.
Le testeur la décrit comme parfaite du printemps à l’automne, largement suffisante pour essuyer une averse imprévue sans problème. La limite honnête à signaler : sur les mois d’hiver, dans les régions aux pluies plus torrentielles, l’étanchéité, sans être mauvaise, reste moins performante que d’autres modèles Merrell pensés spécifiquement pour ces conditions, comme leur version montante en cuir. Pour un usage trois saisons classique, elle couvre largement le besoin.
Points forts
- Mesh très respirant, confortable sur toute la belle saison
- Doublure 100 % recyclée, argument écologique réel
- Renfort d’arche et protection avant-pied efficaces sur terrain technique
Points faibles
- Étanchéité en retrait face à une pluie hivernale torrentielle
- Moins adaptée aux conditions les plus extrêmes que d’autres modèles Merrell montants
Lowa Renegade Evo GTX Mid, le trek plusieurs jours
Sur le marché depuis 1997, la Lowa Renegade Evo GTX Mid reste l’une des chaussures de randonnée les plus populaires au monde. Elle pèse environ 1170 g la paire en pointure homme UK8 selon le fabricant, 930 g en pointure femme UK5. La tige est principalement en cuir nubuck, avec une languette en matière synthétique doublée d’une mousse souple qui apporte un vrai confort à la cheville sans l’épaisseur excessive d’un empilement de cuir.
Le chaussant reste un vrai point fort : forme standard pour pied normal avec un cou-de-pied légèrement plus haut, disponible aussi en version étroite et large, plus une version femme à la forme anatomique dédiée (moins de volume, cou-de-pied plus bas, talon plus étroit). C’est ce qui en fait une référence quasi universelle depuis près de 30 ans. La membrane Gore-Tex assure l’étanchéité et la respirabilité.
La limite honnête à signaler : la protection à l’avant du pied reste minimale, avec un renfort de bout de chaussure bas qui expose le cuir aux chocs sur terrain rocheux et technique, un point que le testeur souhaiterait voir renforcé sur une prochaine version.
Points forts
- Chaussant précis avec plusieurs largeurs et une version femme dédiée
- Référence éprouvée depuis près de 30 ans sur le marché
- Confort de cheville notable grâce à la languette rembourrée
Points faibles
- Protection avant-pied minimale sur terrain rocheux technique
- La plus lourde des trois en montante
Gore-Tex et respirabilité, ce qui distingue les trois modèles sur le terrain
Les trois chaussures embarquent une membrane Gore-Tex, un matériau qui laisse passer la vapeur d’eau de la transpiration tout en bloquant les gouttes de pluie de l’extérieur, avec une colonne d’eau mesurée autour de 28 000 mm en test indépendant, bien au-delà du seuil de 20 000 mm généralement retenu pour une imperméabilité fiable sous forte pluie. La différence entre les trois se joue moins sur l’étanchéité brute que sur l’équilibre respirabilité/protection : le mesh de la Merrell privilégie clairement la respirabilité pour un usage trois saisons, la Lowa en version montante privilégie la protection de la cheville pour un terrain plus exigeant, et la Salomon cherche un compromis entre les deux avec sa tige matrix renforcée Kevlar.
Le laçage et l’ajustement, un critère trop souvent négligé
Le meilleur modèle sur le papier reste décevant si le chaussant ne correspond pas à la forme du pied. La disponibilité de plusieurs largeurs, comme sur la Lowa (étroite, standard, large, plus une version femme anatomique dédiée), fait souvent plus de différence sur le confort réel que n’importe quelle spec technique. Essayer avec les chaussettes de randonnée habituelles, en fin de journée quand le pied est légèrement gonflé comme il le sera sur le terrain, reste le seul vrai test fiable avant achat.
Entretien, ce qui prolonge la durée de vie d’une membrane Gore-Tex
Une membrane Gore-Tex perd en performance bien avant que la chaussure ne soit réellement usée si elle n’est pas entretenue. Le traitement déperlant en surface, qui fait perler l’eau sur le cuir ou le mesh extérieur, s’use avec les lavages et les frottements répétés : quand l’eau cesse de perler et commence à imbiber le tissu extérieur, la membrane Gore-Tex travaille seule et respire beaucoup moins bien, même si elle reste techniquement étanche. Un lavage à l’eau claire (jamais en machine à laver classique) suivi d’un nouveau traitement déperlant tous les quelques mois d’usage régulier redonne l’essentiel de la performance d’origine. Le séchage compte tout autant : jamais près d’une source de chaleur directe, qui fragilise le cuir et les colles, mais à l’air libre avec du papier journal glissé à l’intérieur pour absorber l’humidité.
Notre choix selon ton usage
| Polyvalente journée | Salomon X Ultra 5 GTX, pour l’accroche tous-terrains et l’absence de rodage |
| Référence grand public | Merrell Moab 3 GTX, pour la respirabilité et l’investissement accessible |
| Trek plusieurs jours | Lowa Renegade Evo GTX Mid, pour le chaussant précis et la protection de cheville |
Le bon choix dépend surtout du terrain et de la durée des sorties plutôt que d’une fiche technique isolée. Ces trois chaussures complètent naturellement le reste d’un équipement pensé pour bivouaquer en autonomie complète, où le confort des pieds conditionne directement le plaisir des kilomètres suivants.
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